Association pour la
promotion des pratiques émancipatrices
dans la relation d’aide

  1. Accueil
  2. Réflexions théoriques
  3. Une conversation particulière

Une conversation particulière

365

L ‘entretien d’aide est une sorte de conversation, mais c’est une conversation particulière. Car, en nous persuadant que cet entretien serait une conversation comme une autre…

« …nous tombons dans un piège et en venons à croire que c’est la conversation elle-même qui est la thérapie, et (à croire) que le seul fait de parler ensemble est le facteur curatif. » Steve De Shazer

Ce n’est, en effet, ni une conversation mondaine ni une conversation amicale parce que ce type d’entretien se donne pour objectif exclusif l’amélioration de l’état de l’un des interlocuteurs et parce que la relation entre les deux locuteurs est asymétrique : il y a un aidant et un aidé.

De plus, non seulement il ne suffit pas de parler ensemble pour que la conversation soit aidante, il faut aussi qu’elle soit menée d’une certaine manière. Dans une pratique orientée solution, l’entretien d’aide ne se conduit pas comme une enquête, comme il est coutume de le faire dans les entretiens à visée diagnostique ou centrés sur la résolution des problèmes pour construire des hypothèses sur la genèse des problèmes reposant sur le savoir spécialisé de l’aidant.

À contrario, l’entretien centré solution est un processus de collaboration pendant lequel l’intervenant aide la personne accompagnée à affiner ce qu’elle pense, à savoir ce qu’elle veut et à mesurer l’importance de ce qu’elle espère atteindre. Cette manière de faire est associée à une posture de non savoir du côté de l’aidant, posture constituant la seule garantie que les améliorations seront la création de la personne accompagnée. Dans cette optique, l’intervenant devrait donc être l’expert des techniques et processus de questionnement susceptibles d’aider au changement et à l’empowerment, et non pas l’expert des difficultés de la personne. Ces techniques de questionnement sont utilisées à l’intérieur de ce qui ressemble à une conversation, à un dialogue, dont le langage est le matériau principal.

Qu’est-ce que le langage devrait donc avoir de particulier, dans la relation d’aide, pour qu’on puisse le définir comme un langage solutionniste ?

Pour aller plus loin

  1. Steve De Shazer : Les mots étaient à l’origine magiques. Ed Satas
  2. Steve De Shazer : Au-delà des miracles. Ed Satas

3 Commentaires. En écrire un nouveau

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous devez remplir ce champ
Vous devez remplir ce champ
Veuillez saisir une adresse e-mail valide.
Vous devez accepter les conditions pour continuer

*

code

AUTRES ARTICLES

Menu
error: Le contenu est protégé !!